revenir panier plein de jeunes plants de la pépinière éponyme . on est empris — sans toujours le savoir — du puissant charme du végétal foisonnant . un air d'abondance, de générosité, de vitalité . p l é n i t u d e . peut-être un goût de paradis . il faudra bien pourtant rompre le charme . accepter la dispersion . planter bien au large sur le terrain qui paraîtra alors tout vide, vilainement ponctué de fragiles promesses . f r u s t r a t i o n . mais qui saura renoncer au jouissances immédiates — et ne pas laisser crever les plantules dans leur panier — accédera aux délices du plaisir différé . heureuse attente .
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mercredi 23 avril 2014
jeudi 26 août 2010
trouvaille archéologique
voici le site . lors de la plus récente campagne de désensauvagement du massif de persistants (orienté n/s, ici exposé à l'ouest) . on aperçoit le monticule de terre nouvellement retournée où fut trouvé le fragment .
voici la trouvaille . grâce à cette découverte toute fortuite nous connaissons maintenant le petit nom de l'iris lie de vin à barbes jaunes . mon septentrional voisin appréciera .
— mais comment savez-vous que c'est bien là l'étiquette de l'iris lie de vin à barbe jaunes ?
— il y a une bonne raison à cela : c'est que l'étiquette a été trouvée précisément à l'endroit où j'avais planté cette variété il y a 15 ans . depuis la mémoire de son nom avait sombré dans l'oubli et son étiquette dans la terre . la touffe avait ensuite failli disparaître sous assauts des buissons de persistants et des mauvaises herbes . elle n'a du enfin son salut qu'à une fuite en catastrophe vers l'ouest où elle s'est implantée et prospère maintenant . il n'y a donc aucun doute . et d'ailleurs, s'il fallait une confirmation , l'observation attentive du fragment rassurerait définitivement .
voici la trouvaille . grâce à cette découverte toute fortuite nous connaissons maintenant le petit nom de l'iris lie de vin à barbes jaunes . mon septentrional voisin appréciera .
— mais comment savez-vous que c'est bien là l'étiquette de l'iris lie de vin à barbe jaunes ?
— il y a une bonne raison à cela : c'est que l'étiquette a été trouvée précisément à l'endroit où j'avais planté cette variété il y a 15 ans . depuis la mémoire de son nom avait sombré dans l'oubli et son étiquette dans la terre . la touffe avait ensuite failli disparaître sous assauts des buissons de persistants et des mauvaises herbes . elle n'a du enfin son salut qu'à une fuite en catastrophe vers l'ouest où elle s'est implantée et prospère maintenant . il n'y a donc aucun doute . et d'ailleurs, s'il fallait une confirmation , l'observation attentive du fragment rassurerait définitivement .
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mardi 18 mai 2010
blind dates
la transplantation des iris et des pivoines est — pour moi pauvre linotte qui ne garde pas trace des noms de variété des rosiers, iris, pivoines qu'elle a acheté puis plantés et qui se sont bien plus dans son jardin— la dite transplantation est une opération à fort degré d'incertitude .
certes toute transplantation est aléatoire : la reprise n'est jamais assurée . oui certes, mais ce dont je veux parler ici c'est de la couleur — et bien sûr de la nuance, mais même de la couleur — de la fleur qui nous favorisera peut-être de sa gracieuse présence si reprise il y a .
cela peut sembler incroyable . les jardiniers sérieux, les compétents, les amateurs éclairés, ceux là qui savent tout ce qu'il faut savoir pour ne transplanter qu' en toute connaissance de cause et tout à l'inverse ceux qui n'ont jamais jardiné peuvent difficilement imaginer qu'après 20 ans de soins au même jardin je puisse avoir ce printemps une espèce de blind date avec certains iris et quelques pivoines transplantés la saison dernière .
sous ce rapport la catégorie des jardiniers en jardinières — j'ai nommé ceux qui cultivent en pots, bacs, caisses, &c. — jouit, peut-être à son insu, d'un privilège auquel je ne puis prétendre . c'est que leurs plantes sont essentiellement mobiles . partant ils peuvent les déplacer, associer, dissocier tout à loisir, sans contrainte, sans délai, en temps réel . connaissent-ils leur bonheur ? peuvent-ils concevoir ce qu'endure la jardinière de terre contrainte (par sa faute) à transplanter sous réserve d'inventaire de la couleur ? le désagrément de ne pouvoir connaître les résultats de ses tentatives qu'en différé . et que dire des affres de la perte irrémédiable d'une saison dans la vie du jardin quand le résultat est lamentable ? o weh! et ce peut être deux ou trois saisons quand la reprise est médiocre . o dolor!
donc . cela parait incroyable et c'est pourtant vrai . j'ai transplanté à l'aveuglette . en ignorant ce que révélerait la prochaine floraison espérée . cet iris sera ... bleu profond ? lie de vin à barbe d'or ? chair ? violet ? l'incertitude n'est pas petite . on comprend que j'attende avec une impatiente curiosité l'éclosion de chaque transplant . resteront-ils en place ? où iront-ils ? ah ! voilà de délicieux tourments en perspective .
les ancolies s'étaient pointées le mois dernier, c'est maintenant que commencent à paraître les nouvelles nuances d'iris et pivoines transplantés l'an dernier .. pour l'heure, je prends le temps de les clicher (la lumière est belle, enfin) et de revenir : la mise en ligne ne saurait tarder .
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