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vendredi 15 septembre 2023

faussaire végétal

oh !  la jolie fraise !
ah mais non !  ce n'est pas une fraise des bois : c'est une fausse fraise portée, c'est bien normal,  par un faux-fraisier. comme son nom l'indique le faux-fraisier est un faussaire : la fausse fraise n'a de la fraise  que l'allure . elle n'est pas bonne à manger . pas bonne, mais pas vénéneuse .  elle ne mènera pas le jeune gourmand à l'hopital, nul besoin d'appeler le centre anti-poison . seule une grave déconvenue gustative est à redouter : la fausse-fraise est tout à fait insipide . alors apprenez à ouvrir l'œil ! pour vous y aider je vais vous montrer comment duchesnea indica (la fausse) parvient à ressembler à fragraria vesca (la vraie) et comment démasquer l'imposture .

 adoptons la stratégie diviser pour régner .voici la chose éclatée en trois éléments : 1 . 2 . 3  .
si on ne voit que  2 et 3  et que le regard "oublie" 1, cela donne tout à fait l'image de la fraise des bois : un joli globe rouge couvert d'akènes et des sépales étroits et pointus . comme c'est tentant ... on en a l'eau à la bouche et le tour est joué, passez muscade ! tel le prestidigitateur duchesnea indica dupe le gourmand en détournant son attention de ce qui peut trahir la supercherie .
tout au plaisir d'avoir trouvé une fraise des bois le gourmand ne remarque pas ces sépales retroussés ressemblant à de petites feuilles — il y en a cinq . c'est bien dommage pour lui  car ce sont eux qui révèlent l'imposture . on ne voit jamais la forme de 1 chez fragraria vesca,  les pièces correspondantes y sont toutes de la forme de 2 .  et voilà . 
maintenant le gourmand devenu (un peu) botaniste ne se fera  plus gruger . à la prochaine occasion il saura où regarder pour démasquer duchesnea indica ... si du moins l'ardeur du désir ne lui fait pas oublier sa leçon de botanique .

british entomology

pas de plantes sans insectes, pas d'insectes sans plantes . amis des jardins vous aimerez ce livre .

vendredi 4 mai 2018

mes ancolies, un album de famille


J'aime les ancolies, beaucoup. Mais pas toutes. En fait j'en déteste certaines : les mainstream,  celles qu'on voit aux catalogues grand public, les hybrides qui forcent le trait : éperons longissimes,  formes doubles ou pire, couleurs saturées en violents contrastes. Outrances qui outragent le fragile charme de celles des aquilegiæ qui ont su rester modestes de ton.

J'aime celles qui ont choisi mon jardin car elles s'en tiennent à une délicate palette de couleurs faibles : lie-de-vin, rouge-de-mars, vieux-rose, toutes un peu tristes — oserai-je dire mélancoliques ? — d'autres plus lumineuses, comme cette douce nuance nacrée qui semble plus ravissante encore quand on la dit mother-of-pearl, et celle qu'on imagine aux doigts des aurores homériques.

En voici, in vivo, une collection fidèlement et généreusement renaissante. Elle se plaît à mi-ombre, autour d'une rosa centifolia en boutons, d'une pivoine arbustive fanante, parmi les aspérules et de jeunes fraisiers.

Je leur ai tiré le portrait pour un album — botanique — de famille . On voit comment se combinent à l'infini les nuances de la palette de couleurs et les différences de forme des pétales et de leur composition. Formes simples ou doubles, pétales plats, plus ou moins tuyautés, se creusant en gouttière et se refermant sur eux même jusqu'à devenir tubulaires.




des pétales à  différents degrés de "tubage", focus sur un "tuyauté" et un "éperon"


Au total se constitue une manière de petite société bien séduisante dans sa diversité. On y voit de bonnes filles toutes simples dans le goût rustique à côté de précieuses très tuyautées, tout-à-fait collet-monté et conventionnelles jusqu'à l'ennui, voisinant avec de bohèmes bourgeoises élégamment échevelées.  Une petite société en somme aux dissonances bien tempérées. Il règne dans leur quartier une ambiance de beauté libre, d'aisance bonhomme et d'harmonie qui me rend si parfaitement savoureuse leur compagnie que je ne saurais plus m'en passer. 



dimanche 3 octobre 2010

retrouvailles entomologiques

Cette sauterelle ! Depuis que j'ai croisé son regard je n'ai pu me défaire du sentiment fantastique qu'elle me reconnaissait .   On aurait dit un cas de "déjà vu" mais à l'envers — drôle de pensée. L'étrange regard que je prête à la sauterelle me parlerait-il d'une rencontre oubliée ?

Pour en avoir le cœur net j'ai ouvert mes archives. Nous voici début août, l'époque où je cherchais — et trouvais — tous les jours des misumena vatia tapies au cœur des roses et des lavandes, à l'affût d'insectes butinant. Sur la rose blanche (schneewittchen / everest / fée des neiges) la présence insolite d'un insecte mort avait capté mon attention. De la petite araignée crabe en position de chasse on n'aperçoit que deux minuscules virgules vertes. Toute au soin de cette recherche j'ai failli quelques pas plus loin ne pas voir sous la rose fanante le petit orthoptère, vert du vert de la verdure ensoleillée. 
Serait-ce notre amie sauterelle, plus jeune de deux mois ?








mardi 14 septembre 2010

jeu : oh la jolie fraise


fraise ? pas fraise ? bon à manger ? pas bon à manger ? demande le bambin qui au pied d'un buisson trouve cette jolie fraise . ses parents l'ont bien stylé, il ne mange pas tous les jolis fruits qu'il trouve dans la nature ou les jardins : il demande !

> il faut répondre, et vite . faut-il écarter un danger ou permettre un moment de plaisir ?

> la réponse est là !

vendredi 27 août 2010

l'iris lie-de-vin à barbes d'or

maintenant que le rapport est rétabli entre le nom et la chose — voir :  trouvaille archéologique — tout est réuni pour la réalisation d'un portrait officiel d'identification du ci-devant iris lie-de-vin à barbes d'or . permettez-moi de vous présenter : iris germanica, cultivar donnybrook dans sa gloire du printemps dernier .

jeudi 26 août 2010

trouvaille archéologique

voici le site . lors de la plus récente campagne de désensauvagement du massif de persistants (orienté n/s, ici exposé à l'ouest) . on aperçoit le monticule de terre nouvellement retournée où fut trouvé le fragment .
voici la trouvaille . grâce à cette découverte toute fortuite nous connaissons maintenant le petit nom de l'iris lie de vin à barbes jaunes . mon septentrional voisin appréciera .
— mais comment savez-vous que c'est bien là l'étiquette de l'iris lie de vin à barbe jaunes ?
—  il y a une bonne raison à cela : c'est que l'étiquette a été trouvée précisément à l'endroit où j'avais planté cette variété il y a 15 ans . depuis la mémoire de son nom avait sombré dans l'oubli et son étiquette dans la terre . la touffe avait ensuite failli disparaître sous assauts des buissons de persistants et des mauvaises herbes . elle n'a du enfin son salut qu'à une fuite en catastrophe vers l'ouest  où elle s'est implantée et prospère maintenant .  il n'y a donc aucun doute . et d'ailleurs, s'il fallait une confirmation , l'observation attentive du fragment rassurerait définitivement .

vendredi 13 août 2010

prends garde à toi !

vous souvenez-vous du jeu de l'abeille en danger ? celui où il fallait découvrir le prédateur à l'affût d'une innocente ouvrière ? il y a près de quinze jours qu'il a été publié, et une bonne semaine que la solution aurait dû l'être . je m'empresse de rassurer : l'abeille et le bourdon s'en sont tirés sans dommage . mais lecteur je crains que vous ne soyez passé de la curiosité à l'impatience... à la frustration... à la déception... à l' indifférence... à l'oubli ? rappel :
difficile n'est-ce pas ? comme toujours si on ne sait pas que chercher il est difficile de trouver . l'ennemi ici est misumena vatia, une araignée-crabe . elle guette ses proies dans des attitudes très caractéristiques que son nom indique et qu'on apprend vite à reconnaître . d'ailleurs vous l'avez déjà vue . ici même . oui misumena vatia a déjà paru dans cette colonne . la mortelle jeune fille au cœur de la rose salet, c'était elle !
et maintenant arriverez-vous à repérer misumena menaçant le bourdon?

pas tout de suite mais bientôt vous trouverez la solution en cliquant sur l'image . pour l'instant en cliquant sur l'image vous découvrez un agrandi . bonne chasse .
> depuis le 16 août vous pouvez apprendre à connaître mieux misumena et à reconnaître ses attitudes caractéristiques . lisez strange fruits .

mardi 3 août 2010

une jolie peste


j'ai une toute petite mouche au plafond . elle s'y est réfugiée pour que je lui fiche la paix . on était tombées nez à nez l'instant d'avant . elle sur la cloison se frottant les pattes me tombe sous le regard . première rencontre et bien intrigante . clichons s'il se peut .

j'ai pu, mais peu . pourtant assez pour observer ses traits si singuliers . quel étrange forme d'abdomen . pour les yeux, ils sont d'une mouche et quel curieux motif noir sur les ailes . j'ai le pressentiment qu'elle ne va pas rester longtemps anonyme .je tente une première série de requêtes de type : mouche + caractéristiques
chou blanc, ça part dans tous les sens . diagnostic : énoncés trop peu spécifiques . il faut rentrer dans le domaine des pages spécialisées , de description ou détermination des insectes . je traduis donc mouche en scientifique :
bonne idée : la deuxième réponse de google est la bonne . la page nous montre la jolie mouche parmi ses nombreuses cousines . c'est anomoia purmunda, 4 mm, larve dans les fruits de l'aubépine ..." . elle appartient "à une famille de jolies petites mouches très abondantes en été sur les fleurs, herbes et fruits facilement identifiables aux beaux motifs marbrés et sombres des ailes : bandes transversales ou séries alternées de taches ou de rayures en zig-zag . plusieurs espèces sont nuisibles aux fruits par leurs larves ou asticots qui parasitent pêches, cerises, olives, asperges... au niveau mondial, elles ont un impact économique dans la filière fruits et font donc l'objet, pour certaines, d'une lutte biologique... ce sont des trypétidiens : ailes plus ou moins tachées à nervation complète, oviscapte en tube chitinisé aux larves surtout phytophages" . oui elle est bien jolie . une jolie peste !

source de l'identification : le site les insectes d'alain ramel qui offre gracieusement aux amateurs que nous sommes un précieux petit cours illustré d'entomologie .

mardi 20 juillet 2010

jeu : was esch ?

le lecteur bénin aura compris que j'ai pris du champ la semaine dernière . pour fêter nos retrouvailles je vous présente une curiosité . je l'ai rencontrée hier soir approchant prestement de mon assiette . nous dînions sous le quetschier . ses dreadlocks m'ont conquise . les très attentifs devraient éprouver comme moi à sa vue un sentiment de déjà vu . en effet . il ne m'a pas fallu chercher loin pour trouver une piste . et plus ample renseignement pris, je peux vous dire que cet animal est historique . si vous séchez encore dimanche vous donnerez votre langue au chat en échange il vous narrera tout .

mercredi 7 juillet 2010

le nom de la naine blanche

vendredi dernier j'ai fait une rencontre : oh ! une naine blanche ! naine blanche c'est une façon de parler mais son vrai nom je l'ignore . pour le trouver je suivrai aujourd'hui une méthode moins fruste que celles utilisées jusqu'à présent . voici le procédé : d'abord décrire le sujet à identifier . se munir ensuite d'un bon site d'aranéologie et chercher parmi les familles d'araignées s'il en est une qui corresponde d'assez près à la description . visiter enfin la galerie de portraits de la famille putative dans l'espoir de découvrir celui de la naine blanche . commençons . il faut d'abord la décrire . elle est petite . son corps est blanc/blanchâtre . bien que de couleur contrastée avec la fleur (blanc sur bleu) elle est presque invisible car son blanc légèrement verdâtre convient bien au gris vert velouté de la tige . et qu'elle se tient au milieu des fleurs dans l'ombre . cachée .
la voyez vous sur les clichés du brin de lavande où je l'ai trouvée ? est-ce que l'abeille l'a vue ? elle se tient sans bouger dans une posture très particulière qui lui est propre .
le cliché n'est pas net mais on distingue suffisamment les contours dans l'ombre pour pouvoir en faire un croquis . une rotation d'un quart de tour rend plus sensible le sens de l'attitude . on voit que solidement campée sur ses deux paires de pattes arrières courtes elle a rassemblé les deux paires de pattes avant bien plus longues qu'elle tient levées et largement ouvertes comme prêtes à saisir une proie . ne semble-t-elle pas menaçante ? l'abeille serait-elle en danger ? une fois dessiné le portrait de la naine blanche partons en quête de sa famille . le site hautement recommandable pour cette entreprise est celui d'ed nieuwenhuys : spiders of north-west europe . (en néerlandais et anglais) . il propose à l'usage des débutants rebutés par les noms scientifiques une manière de table d'orientation très intelligemment conçue . compacte : des portraits-types disposés en tableau 5 x 6 . on parcourt rapidement du regard les trente images et les courtes désignations qui les caractérisent . ces noms courants sont très expressifs d'une particularité facilement observable . ainsi pour les araignées qui en tissent c'est la forme de la toile qui distingue les types : meshweb, sheet web, tent, sac, tube web, orb web, cobweb, nursery web . ce peut aussi être une discrimination "au faciès" : wasp , zebra, wolf, crab, lynx, lady bird . ou encore des attitudes caractéristiques : vibrating , spitting, stretch, prowling, fishing — . ou enfin pour les plus communes les lieux où on les rencontre usuellement : garden , house, ground .
quelle case choisir pour la naine blanche ? je penche pour crab spider — troisième ligne x cinquième colonne — certes l'araignée de la photo n'est pas blanche et il est difficile de voir si elle est naine . mais cette allure de crabe est exactement celle que nous avons observée chez naine blanche . ne trouvez-vous pas qu'elles ont un air de famille ? allons voir .

mercredi 30 juin 2010

la nappe est mise

c'est une petite araignée qui vit là dans ce massif négligé . elle se tient à une coudée du sol .

avant d'avoir trouvé son nom de famille je l'avais nommée araignée-pie — il faut bien nommer les fichiers image — à cause des taches blanches sur le fond brun de son abdomen .
oh ! mais qu'elle elle est difficile à discerner ! petite, rapide, disparaissant à la moindre alerte dans un foullis de feuilles et d'herbes, à un étage où l'œil ne musarde ordinairement pas et rencontre quand il s'y risque un chaos d'ombre et de lumière . elle, accrochée sous sa toile, montre le ventre . j'ai bien tenté de voir son dessus en regardant par dessous . mais j'ai tiré un fil d'alarme : vive fuite . ainsi du motif blanc de son dos je ne sais que bien peu . difficile d'en faire de bons clichés . difficile donc de l'identifier . comment la reconnaître quand je ne l'ai pas bien vue ?

d'autant que jusqu'à présent ma méthode de détermination consiste tout bonnement à feuilleter des banques d'images légendées dans les sites d'arachnologie à qui je fais confiance . et si j'écris méthode ici vous aurez compris que c'est sarcastique .

heureusement qu'il y a sa toile . l'installation de sa toile et sa manière de s'y tenir sont très particulières . elle se construit une toile en nappe et elle se tient sous la nappe . on raconte qu'elle se débrouille pour manger sans quitter sa curieuse posture . heureusement que j'ai commencé à lire les textes qui agrémentent utilement les banques d'images . spécialement ceux qui exposent les caractéristiques générales de familles d'araignées . et il se trouve que la description que jorgen lissner donne des caractéristiques de l'habitat, de la forme de la toile, et de la posture de chasse des araignées de la famille des linyphiidæ concorde exactement avec celles que j'ai pu observer chez mon araignée-pie . cette famille domine la faune des araignées en europe, il n'est donc pas étonnant qu'elle favorise le jardin de sa présence . son absence aurait surpris .
il faudra feuilleter des albums de famille dans l'espoir de trouver à quels genre et espèce elle appartient . faible espoir mais essayons pourtant . nous commençerons par l'album photos de jorgen lissner : famille des linyphiidæ .


> vers la page consacrée à la famille des linyphiidæ du site de jorgen lissner . comme pour chaque famille la page donne la caractérisation biologique et morphologique de la famille, la liste des genres et espèce de la famille . lorsqu'une documentation photographique est disponible pour une espèce, elle est très riche : specimens de chaque sexe, formes juvéniles, détails morphologiques .

jeu : cache cache

septième jeu . retour à plus c'est gros moins on voit . qu'est-ce qui se cache sous le masque ? qui s'est déguisé en coccinelle ?
n. b. : non je ne l'ai pas photographié dans le jardin . capturé hier sur la toile . et un semaine plus tard la réponse est dans je donne ma langue au chat .


lundi 28 juin 2010

il y a toile et toile

celle-ci visible ces jours dans un massif assez négligé d'alchemilla mollis n'a pas la facture bellement architecturée des toiles orbiculaires . ici l'araignée ne fait pas dans la dentelle , elle n'est pas tisserande . la réalisation semble brouillonne, la disposition des fils de soie aléatoire — un voile d'intissé ? — si le matériau est traité en vrac l'ensemble est loin d'être amorphe : la nappe largement tendue sur le buisson construit un petit maelström . on imagine qu'ainsi tapie au cœur des ténèbres elle guette : the horror . je n'ai pas osé la déranger . je vais essayer d'en voir et savoir plus . discrètement .
(quelques heures après)
j'ai du nouveau . quand on sait ce qu'on cherche on trouve mieux : il y en a trois . outre celle déjà connue qui tapisse l'alchémille , une autre plus vaste est fort bien cachée dans un abelia un peu souffrant et une petite dernière dans les pivoines amortit la chute de pétales de la viticella .

de l'efficacité du dispositif on ne saurait douter .
je n'ai pu en voir qu'une, surprise hors de sa caverne . elle paraît bien petite (jeune ?) . les deux autres (absentes ou plus expérimentées) ne se sont pas montrées .
bon . l'identification sera pour demain . à chaque jour suffit sa peine . je ne vous cache pas qu'un rapide sondage dans les résultats d'araignée toile entonnoir ne sont pas encourageants . prudence .
(le lendemain mardi)
on tire un fil vous savez il vient une toile . je n'ai eu le temps de rien écrire . documentation et observation c'est tout . le matin sur la toile pour trouver les bons sites . l'après-midi retour au jardin pour de nouvelles observations par un observateur plus informé . l'œil est censé avoir plus de discernement . riche moisson de part et d'autre . écriture demain mercredi .
(le lendemain mercredi)
voilà c'est fait voyez la nappe est mise

samedi 26 juin 2010

salvia salvata

sauvés de la tondeuse de jeunes (re)semis spontanés d'une sauge jadis par moi plantée, ayant prospéré puis disparu depuis deux ans . ainsi cette fois pas de problème d'identification . je sais à qui j'ai affaire . j'avais dejà aperçu de telles jeunes pousses l'an dernier, mais n'avais jamais pu les mettre en pepinière avant leur intempestif rasage . la tondeuse est un prédateur de tout ce qui a la mauvaise idée de s'installer dans l'herbe . cette année j'ai décidé de ne pas les laisser tomber sous ses lames cruelles . il n'est pas dit qu'une sauge sclarée — salvia scalrea —finira hachée mulchée . un destin plus majestueux l'attend si on la laisse se développer . (on lira avec profit la page française qui lui est consacrée dans wikipedia : sauge sclarée) .


l'image de ce qu'elle peut devenir au terme d'une croissance harmonieuse est extraite de la flore de johann georg sturm : deutschlands flora in abbildungen . 1796 . les illustrations sont de jacob sturm . source wikimedia commons page salvia sclarea .

à ce propos signalons aux amis des flores anciennes le site biolib.de qui donne accès à l'édition en ligne (scans image) de livres de biologie anciens et modernes .

mercredi 23 juin 2010

métamorphose

l'ignorance offre des plaisirs toujours renouvelés . découverte étonnement parfois même émerveillement . le spectacle aujourd'hui pour être nouveau n'en est pas enchanteur pour autant . surprise dans sa métamorphose une future coccinelle qui n'est plus une larve et pas encore adulte . non . ne me demandez pas quelle de espèce il s'agit, combien elle aura de points ni comme on nomme exactement cet état là . je l'ignore . encore . mais pas pour longtemps !

d'où me vient cette assurance ? d'une rencontre récente : le site stippen ! [points !] une encyclopédie électronique et abondamment illustrée des coccinelles de hollande . une rubrique y est consacrée au cycle de vie . on part bien naturellement de la copulation et on suit les différents stades de développement : œufs, sortie de l'œuf, 4 stades de développement des larves et encore quatre moments du passage vers la forme adulte définitive — en néerlandais : pre-pop, pop, uitsluipen, vleugels oppompen — pour chaque étape on peut comparer la forme de nombreuses espèces différentes . d'où un espoir assez raisonnable d'identifier le stade de développement (en néerlandais !) et l'espèce de la petite bête .

allons y voir . pour ne pas effaroucher je vous relie à l'introduction en anglais du site stippen ! puis suivez le cap : développement se dit ontwikkeling . après, il suffit d'ouvrir l'œil .

jeudi 10 juin 2010

la coccinelle d'avant

il paraît que tout le monde est au courant . et moi je suis toujours la dernière informée . les coccinelles ne sont plus ce qu'elles étaient . parmi les insectes de jardin c'était la bonne élève absolue . la bête à bon dieu . que des qualités .
> un design fabuleux . la coccinelle est aux insectes ce que les drapeaux de la suisse et du japon sont aux emblèmes . des réussites magistrales . formes élémentaires symboliques — croix, disques — et violent contraste de couleurs primaires saturées — noir blanc rouge — c'est la recette d'un logo efficace . lisibilité . singularité . reconnaissance et mémorisation facile .
> amabilité exceptionnelle . la coccinelle est pour les enfants l'insecte inoffensif par excellence . facile à repérer . complaisant à se laisser observer . ne pique ni ne mord . ne vient pas follement se fourrer dans les cheveux ou les oreilles .
> pour le jardinier un allié indéfectible et discret . anti puceron bio .
> l'entomologiste pour les nommer compte les points : la bipunctata a deux points, la septem - undecim- quatordecim- respectivement sept, onze et quatorze .

oui mais voilà, des comme ça il paraît qu'on n'en fait plus . heureusement il reste des traces . elle était tellement tout bien la coccinelle, elle était si utile à l'agriculture que les chercheurs s'occupaient d'elle, de l'observer, de la comprendre, de connaître ses mœurs, ses goûts, ses habitudes . d'identifier ses ennemis &c. . la connaître pour la protéger, lui faciliter la vie . normal, une petite bête si utile . il reste de cette époque révolue un témoignage émouvant autant qu'instructif . vers un superbe documentaire de l'INRA — qui fleure bon le court-métrage pédagogico-scientifique des années soixante-dix — qui vous dira et montrera tout sur les coccinelles . et principalement qu'elles bouffent exclusivement du puceron, elle et ses larves . d'où le titre : coccinelles aphidiphages . (durée 16 minutes) . pour vous mettre en appétit j'ai fait cette capture . commentaire en voix off : "la nutrition n'étant même pas interrompue par les accouplements".

hommage donc à notre gentille et courageuse coccinelle d'avant .



> la page de wikipedia en français sur la coccinelle est bien . comme elle est sérieuse le titre est coccinellidae . c'est là que j'ai trouvé la référence vers le documentaire .
> mais la meilleure page wikipedia sur la coccinelle est en allemand . très complète, très illustrée et pleine de liens utiles . par exemple le lien qui mène là .

dimanche 6 juin 2010

jeu . come si chiama ?


> trouver par google le nom de la petite araignée .
> concours du meilleur gouglage (la requête qui permette de trouver le site solution au rang le plus faible des résultats) .

bonne chasse .

les résultats sont dans ... langue au chat .

 
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chronique du jardin de la patrie by elisabeth bruxer.millet est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France.