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vendredi 27 août 2010

l'iris lie-de-vin à barbes d'or

maintenant que le rapport est rétabli entre le nom et la chose — voir :  trouvaille archéologique — tout est réuni pour la réalisation d'un portrait officiel d'identification du ci-devant iris lie-de-vin à barbes d'or . permettez-moi de vous présenter : iris germanica, cultivar donnybrook dans sa gloire du printemps dernier .

jeudi 26 août 2010

trouvaille archéologique

voici le site . lors de la plus récente campagne de désensauvagement du massif de persistants (orienté n/s, ici exposé à l'ouest) . on aperçoit le monticule de terre nouvellement retournée où fut trouvé le fragment .
voici la trouvaille . grâce à cette découverte toute fortuite nous connaissons maintenant le petit nom de l'iris lie de vin à barbes jaunes . mon septentrional voisin appréciera .
— mais comment savez-vous que c'est bien là l'étiquette de l'iris lie de vin à barbe jaunes ?
—  il y a une bonne raison à cela : c'est que l'étiquette a été trouvée précisément à l'endroit où j'avais planté cette variété il y a 15 ans . depuis la mémoire de son nom avait sombré dans l'oubli et son étiquette dans la terre . la touffe avait ensuite failli disparaître sous assauts des buissons de persistants et des mauvaises herbes . elle n'a du enfin son salut qu'à une fuite en catastrophe vers l'ouest  où elle s'est implantée et prospère maintenant .  il n'y a donc aucun doute . et d'ailleurs, s'il fallait une confirmation , l'observation attentive du fragment rassurerait définitivement .

jeudi 27 mai 2010

pentecôte : éclosions en chaîne

démographe un jour, démographe toujours ... même devenue jardinière j'observe et j'enregistre encore . j'ai ouvert un petit carnet, une manière de registre d'état floral où je note les événements botaniques : les moments d'éclosion et fanaison des fleurs du jardin . je pourrai ainsi obtenir — au terme d'une année de scrupuleuse observation exhaustive — dresser une chronologie florale du jardin .

il a fait beau ce week-end de pentecôte . explosion d'éclosions . première fleur d'un églantier, premier rameau fleuri du seringat .
près du jardin d'herbes, palissé sur le mur nord, le chèvrefeuille prend la relève de la clématite montana rubens et à leur pieds commencent à fleurir : la sauge à feuilles rondes, les nigelles de damas blanches, les pivoines blanc crème .
au fond près du garage la floraison du même bleu d'un iris et de geraniums devance à peine celle du rosier Pierre de Ronsard . ailleurs quatre iris rouille sur fond de lavande, d'autres pivoines, un lichnys blanc oublié en chemin ...
j'inscris aussi les promesses de prochaine éclosion des bourgeons du rosier mousseline — ils ont gardé la marque rouge de la longue interruption que le froid et la grisaille de la semaine passée leur a imposée — du rosier salet et de ce pauvre paul's himalayan musk qui serait en pleine gloire si le temps et surtout une atroce attaque d'oïdium dont je ne peux venir à bout ne l'avaient méchamment atténué . (sigh) .
près de la verrière un gros buisson du rosier the fairy — en blanc — partage le même lamentable sort . jetons un voile sur ce désastre (seufzer) .

samedi 22 mai 2010

de la neige en été


j'avais promis à anne de retrouver le nom du couvre-sol bourré de qualités — beauté, facilité de culture, résistance à toute épreuve, élégance de la couleur argentée, délicatesse de la texture tomenteuse, grâce du port, somptuosité et durée de la floraison — que je lui ai chaudement recommandé . on le voit ici comme il est aujourd'hui . il se répand comme une mauvaise herbe, n'est jamais malade, est très facile à multiplier : on prend un morceau, on le plante, ça pousse . il adore le soleil, la sécheresse, les sols bien drainés, les rocailles .
son nom vulgaire : céraiste . les anglais disent summer snow

mardi 18 mai 2010

blind dates

la transplantation des iris et des pivoines est — pour moi pauvre linotte qui ne garde pas trace des noms de variété des rosiers, iris, pivoines qu'elle a acheté puis plantés et qui se sont bien plus dans son jardin— la dite transplantation est une opération à fort degré d'incertitude .

certes toute transplantation est aléatoire : la reprise n'est jamais assurée . oui certes, mais ce dont je veux parler ici c'est de la couleur — et bien sûr de la nuance, mais même de la couleur — de la fleur qui nous favorisera peut-être de sa gracieuse présence si reprise il y a .

cela peut sembler incroyable . les jardiniers sérieux, les compétents, les amateurs éclairés, ceux là qui savent tout ce qu'il faut savoir pour ne transplanter qu' en toute connaissance de cause et tout à l'inverse ceux qui n'ont jamais jardiné peuvent difficilement imaginer qu'après 20 ans de soins au même jardin je puisse avoir ce printemps une espèce de blind date avec certains iris et quelques pivoines transplantés la saison dernière .

sous ce rapport la catégorie des jardiniers en jardinières — j'ai nommé ceux qui cultivent en pots, bacs, caisses, &c. — jouit, peut-être à son insu, d'un privilège auquel je ne puis prétendre . c'est que leurs plantes sont essentiellement mobiles . partant ils peuvent les déplacer, associer, dissocier tout à loisir, sans contrainte, sans délai, en temps réel . connaissent-ils leur bonheur ? peuvent-ils concevoir ce qu'endure la jardinière de terre contrainte (par sa faute) à transplanter sous réserve d'inventaire de la couleur ? le désagrément de ne pouvoir connaître les résultats de ses tentatives qu'en différé . et que dire des affres de la perte irrémédiable d'une saison dans la vie du jardin quand le résultat est lamentable ? o weh! et ce peut être deux ou trois saisons quand la reprise est médiocre . o dolor!

donc . cela parait incroyable et c'est pourtant vrai . j'ai transplanté à l'aveuglette . en ignorant ce que révélerait la prochaine floraison espérée . cet iris sera ... bleu profond ? lie de vin à barbe d'or ? chair ? violet ? l'incertitude n'est pas petite . on comprend que j'attende avec une impatiente curiosité l'éclosion de chaque transplant . resteront-ils en place ? où iront-ils ? ah ! voilà de délicieux tourments en perspective .

les ancolies s'étaient pointées le mois dernier, c'est maintenant que commencent à paraître les nouvelles nuances d'iris et pivoines transplantés l'an dernier .. pour l'heure, je prends le temps de les clicher (la lumière est belle, enfin) et de revenir : la mise en ligne ne saurait tarder .

dimanche 16 mai 2010

la belle iris est effondrée



nous comptons déjà la belle iris à la tendre carnation parmi les possibles compagnes d'agnès (voir les notes agnès ? qui est agnès ? et qu'est-ce qui pourrait convenir à agnès ?) . les rigueurs du temps et l'inclémence des éléments ont eu raison de sa superbe . la belle iris est effondrée recto & verso .

mais aussi elle est de constitution trop frêle . ses lourdes fleurs font ployer sa trop longue tige . est-ce de pousser dans un coin peu ensoleillé qui la fait ainsi se pousser du col ? quoi qu'il en soit, elle ne peut rester là . dans la nouvelle organisation elle boucherait le passage vers l'entrée . il sera intéressant de voir si elle pousse plus court dans un emplacement plus ensoleillé . au sud ?
auprès d'agnès ?

 
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chronique du jardin de la patrie by elisabeth bruxer.millet est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France.