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vendredi 15 septembre 2023

british entomology

pas de plantes sans insectes, pas d'insectes sans plantes . amis des jardins vous aimerez ce livre .

dimanche 3 octobre 2010

retrouvailles entomologiques

Cette sauterelle ! Depuis que j'ai croisé son regard je n'ai pu me défaire du sentiment fantastique qu'elle me reconnaissait .   On aurait dit un cas de "déjà vu" mais à l'envers — drôle de pensée. L'étrange regard que je prête à la sauterelle me parlerait-il d'une rencontre oubliée ?

Pour en avoir le cœur net j'ai ouvert mes archives. Nous voici début août, l'époque où je cherchais — et trouvais — tous les jours des misumena vatia tapies au cœur des roses et des lavandes, à l'affût d'insectes butinant. Sur la rose blanche (schneewittchen / everest / fée des neiges) la présence insolite d'un insecte mort avait capté mon attention. De la petite araignée crabe en position de chasse on n'aperçoit que deux minuscules virgules vertes. Toute au soin de cette recherche j'ai failli quelques pas plus loin ne pas voir sous la rose fanante le petit orthoptère, vert du vert de la verdure ensoleillée. 
Serait-ce notre amie sauterelle, plus jeune de deux mois ?








samedi 18 septembre 2010

bizarrerie entrevue

certes la taille est de guêpe .  mais pour dire que c'est bien une guêpe que cache la fleur de menthe il faudrait en voir et en savoir plus . demain peut-être pourrai-je la retrouver et mieux voir . espérons qu'elle est casanière .

samedi 28 août 2010

ce drôle de corps, qu'est-ce ?

 nous allons aujourd'hui jeter quelques savantes lumières sur le jeu du 4 août où la question est d'identifier le drôle de corps ci-dessous croqué 



c'est un être mou, très mou avec cependant une tête et des pattes rigides et bien formées . une tête et des pattes qui conviendraient tout à fait à un corps couvert d'une carapace  .  on en trouve de très jolis portraits gravés et lithographiés dans deux livres anciens  qui permettent d'éviter  le  recours aux photographies trop brutalement réalistes . sont réunis ci-dessous les six images qui ont un air de famille avec mon croquis de terrain . ils sont tirés de la bibel der natur de swammerdam (édité par boerhave en 1752) pour la gravure et de la fauna germanica  : die käfer des deutschen reiches  d'edmund reitter parue en 1908, pour les cinq lithographies en couleur . ainsi il ne s'agit pas d'un mollusque, ce n'est pas un ver, pas non plus une chenille, non c'est un coléoptère à l'état de larve, une espèce de larve de scarabée .

bien . peut-on en dire plus ? (à suivre )

mercredi 4 août 2010

jeu : drôle de corps

peut-être qu'un croquis sera plus bénin que de brutales photos . je pense aux âmes sensibles et aux victimes de la phobie des insectes — le croquis sur le motif est aussi le moyen de décrire un vivant inconnu quand il est impossible de clicher — on n'a pas sous la main d'appareil, la circonstance est imprévue, les conditions rendent difficile/impossible la réalisation de clichés nets ... c'était le cas hier en fin de journée vers 20 h 30 . lumière faible . je finissais une séance de nettoyage : il faut montrer au liseron et à la bryone qui est le maître — après un mois de négligence, les envahisseurs avaient conquis beaucoup de terrain .
et sous la lavande ... ceci que j'ai rapidement croqué . âmes sensibles ne cliquez pas ! sous le dessin se cache une série de portraits hyper-réalistes de la bête .

mardi 3 août 2010

cryptolæmus montrouzieri

la larve et l'adulte de cette cocinelle originaire d'australie — cryptolæmus montrouzieri — sont des insecticides voraces . comme on le voit sur la vidéo les cochenilles lui sont friandises . c'est un bec fin : il n'apprécie que les cochenilles tendres, celles qui n'ont pas de croûte (soft scales) avec une prédilection pour les cochenilles d'aspect laineux (mealy bugs) . certes en cas de pénurie il se contentera de pucerons, on ne fait pas la fine bouche quand il s'agit de survivre .

lutte biologique : au cœur de l'action . live !


C. montrouzieri est une coccinelle historique . une pionnière : un des premiers insectes prédateurs engagé dans une guerre biologique . la victoire remportée ( à partir de 1888) par rodalia cardinalis (vedalia beetle) sur icherya purchasi (cotton cushion scale) dans les plantations d'orangers de californie avait confirmé l'efficacité de la stratégie de lutte biologique dite "classique" . l'idée étant de lutter contre les ravageurs importés — n'ayant de ce fait pas de prédateurs dans le milieu d'accueil d'où leur très ravageuse liberté d'action — par la recherche, la collecte, l'élevage et l'introduction du prédateur spécifique qui en contrôle le développement dans le milieu d'origine .
forte du succès de l'introduction de rodalia cardinalis qui avait à proprement parler sauvé les orangers de californie l'équipe d'entomologistes constituée par charles valentine riley (1843-1895) étend ses investigations à d'autres ravageurs des vergers d'agrumes . albert koebele (1853 - 1924 ) découvre que cryptolæmus montrousieri est un prédateur vorace des cochenilles pseudocciccidæ (mealy bugs) . son importation en 1891 dans les plantations de citronniers est un plein succès . l'invasion de planococcus citri est sous contrôle . mais les petits vainqueurs passent mal l'hiver . une réintroduction annuelle est nécessaire . solution du problème : l'élevage de masse . il sera mis en œuvre sur grande échelle à partir de 1916 quand les conditions d'élevage à bas coût auront été découvertes . plantation rationnelle et élevage industriel de l'insecticide : voilà qui marque un paysage !
on voit ici un insectary — élevage d'insectes, les parasites et leurs prédateurs — . le succès fut tel qu'en 1927 année où cette activité culmine, pas moins de 15 usines à cryptolæmus montrouzieri fonctionnaient en californie du sud . produisant 42 millions de coccinelles pour la seule saison 1927 .
— eh bien, elle vient de loin celle qui est tombée dans mon assiette l'autre soir !

> 17 portraits de cryptolæmus montrouzieri en larve et en adulte sur le site invasive.org du center for invasive species and ecosystem health de l'université de georgie (usa) .
> la page que le site biological control de l'université cornell (us) consacre à cryptolæmus montrouzieri et l'article de Cliff Sadof (1995) : Know Your Friends: Mealybug Destroyer Midwest Biological Control News Online, II:5.
> pour suivre le cycle de transformation d'une larve ce c. montrouzieri jusqu'à l'éclosion del'imago suivez ce fil de discussion sur le forum francophone le monde des insectes

dimanche 13 juin 2010

insectes : encore du nouveau

trois nouveautés repérées hier . 1 . regardant la glycine par la fenêtre un bourdon à toupet qui force la sympathie . 2 . jamais encore je n'avais trouvé de pucerons sur une clématite . c'est fait . je connaissais les roux, les verts, les noirs, mais pas ceux là bruns . à rayures blanches . pour le reste la scène est classique . 3 . le papillon j'ai failli ne pas le distinguer dans le chèvrefeuille .

glycine, clématite, chèvrefeuille ... tiens, à croire que je n'observe que les grimpantes .

jeudi 10 juin 2010

la coccinelle d'avant

il paraît que tout le monde est au courant . et moi je suis toujours la dernière informée . les coccinelles ne sont plus ce qu'elles étaient . parmi les insectes de jardin c'était la bonne élève absolue . la bête à bon dieu . que des qualités .
> un design fabuleux . la coccinelle est aux insectes ce que les drapeaux de la suisse et du japon sont aux emblèmes . des réussites magistrales . formes élémentaires symboliques — croix, disques — et violent contraste de couleurs primaires saturées — noir blanc rouge — c'est la recette d'un logo efficace . lisibilité . singularité . reconnaissance et mémorisation facile .
> amabilité exceptionnelle . la coccinelle est pour les enfants l'insecte inoffensif par excellence . facile à repérer . complaisant à se laisser observer . ne pique ni ne mord . ne vient pas follement se fourrer dans les cheveux ou les oreilles .
> pour le jardinier un allié indéfectible et discret . anti puceron bio .
> l'entomologiste pour les nommer compte les points : la bipunctata a deux points, la septem - undecim- quatordecim- respectivement sept, onze et quatorze .

oui mais voilà, des comme ça il paraît qu'on n'en fait plus . heureusement il reste des traces . elle était tellement tout bien la coccinelle, elle était si utile à l'agriculture que les chercheurs s'occupaient d'elle, de l'observer, de la comprendre, de connaître ses mœurs, ses goûts, ses habitudes . d'identifier ses ennemis &c. . la connaître pour la protéger, lui faciliter la vie . normal, une petite bête si utile . il reste de cette époque révolue un témoignage émouvant autant qu'instructif . vers un superbe documentaire de l'INRA — qui fleure bon le court-métrage pédagogico-scientifique des années soixante-dix — qui vous dira et montrera tout sur les coccinelles . et principalement qu'elles bouffent exclusivement du puceron, elle et ses larves . d'où le titre : coccinelles aphidiphages . (durée 16 minutes) . pour vous mettre en appétit j'ai fait cette capture . commentaire en voix off : "la nutrition n'étant même pas interrompue par les accouplements".

hommage donc à notre gentille et courageuse coccinelle d'avant .



> la page de wikipedia en français sur la coccinelle est bien . comme elle est sérieuse le titre est coccinellidae . c'est là que j'ai trouvé la référence vers le documentaire .
> mais la meilleure page wikipedia sur la coccinelle est en allemand . très complète, très illustrée et pleine de liens utiles . par exemple le lien qui mène là .

jeudi 3 juin 2010

j'ai rencontré une chimère

hier matin tournée de routine . mi plaisir mi devoir . entre vigilance et nonchalance contemplation et observation . attention flottante . sur le vieux buis un insecte que je n'ai jamais vu auparavant arrête mon regard . convaincue d'avoir affaire à la pyrale — les larves puis les chenilles qui l'ont attaqué au début du printemps doivent bien s'être métamorphosées — je scrute plus attentivement . les ailes ressemblent au souvenir vague que j'ai gardé de celles du papillon décrit dans le site de la société alsacienne d'entomologie : gris clair argenté, avec des taches sombres . j'aperçois un rostre un peu étrange, les papillons n'ont-ils pas une trompe ? mais les ailes sont très brillantes, ce qui intrigue, et à l'extréminté de l'abdomen un amas ambré que je peine à distinguer étonne : est-ce un parasite ? une ponte ? un organe ?
au total un être étrange . je suis perplexe . je cliche . les clichés ne sont pas nets mais suffisamment quand même pour que le zoom sur l'abdomen soit lisible . oh ! un morceau de scorpion attaché à une mouche à trompe de tapir . pourquoi pas un frelon à perruque ?


reste à gougler mouche qui ressemble à un scorpion . l'identification de panorpa communis aka la mouche-scorpion est immédiate . j'ai su trop tard qu'elle était inoffensive et utile . dans l'urgence — décider avant qu'il ne s'envole — je l'avais exterminée . affreux calcul : mieux vaut faire périr un seul insecte utile que de laisser vivre une pyrale et toute sa descendance . hmm . quand même maintenant que je sais qu'il était innocent ... schuldgefühl . je me rassure — un peu — en constatant que l'insecte est — comme son nom l'indique très – commun . et je prends la ferme résolution désormais de capturer vivants les inconnus que je rencontre .

documentation recommandée :
la page de wikipedia la mieux renseignée sur panorpa communis est en allemand : gemeine skorpionsfliege . du catalogue des images de panorpa communis (de) de wikimedia commons j'ai retenu trois beaux clichés :
> un détail de la face d'une femelle . par "botaurus stellaris".
> un détail de l'appareil génital du mâle . par richard bartz . munich . aka makro freak image . (licence CC share alike 2.5)

mardi 11 mai 2010

massive attaque sur les buis




















j'avais remarqué la semaine dernière une très vilaine attaque de chenilles sur le gros vieux buis dans la haie de clôture : beaucoup de chenilles vertes, feuilles mangées, jeunes feuilles racornies, filaments gris et monceaux de déjections vertes . réaction immédiate : cisaillage massif de tout ce qui apparaissait atteint . pluie et interruption des opérations d'urgence . aujourd'hui, elles sont encore là . la partie de l'arbre sur la rue est également atteinte et l'autre buis, un petit sujet venu de dangolsheim, est ravagé .

une identification de l'ennemi s'impose . la recherche ne sera pas longue ni ardue . buis + chenille = pyrale du buis = petite peste . partie de Weil-am-Rhein en 2007 la pyrale du buis a atteint strasbourg puis schiltigheim . toute l'affaire est très bien renseignée sur le site de la société alsacienne d'entomologie d'alsace (SAE) sous la plume de C. BRUA . elle est grave (l'affaire) . l'orangerie est touchée . on peut suivre les progrès de l'infestation sur google maps.

je vais signaler l'infestation au QG de la SAE et organiser la contre-attaque . coupes sombres dans les zones envahies et insecticide .
bon, mais quel insectide ?
j'ai trouvé la réponse qui semble la plus autorisée dans la fiche d'information (fact sheet) sur la diaphania perspectalis (nom savant de la pyrale du buis - box tree caterpillar) éditée par horticulture week (hortweek) rédigée Korycinska et Eyre — The Food & Environment Research Agency (FERA) — en octobre 2009 . ils signalent qu'il y a peu d'information sur la lutte contre D. perspectalis . Ils pensent néanmoins que, pour les buis de jardin les insecticides contenant du bifenthrin ou des pyrethrins pourraient être efficaces contre la diaphania . mais recommandent de ne pas négliger la collecte manuelle des larves ou des chenilles .

 
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