lundi 29 août 2022

y penser encore y penser tous jours

installation au seuil du jardin sud

des souvenirs lapidaires & vivaces 




jeudi 25 août 2022

un gros trou dans le pétale

On me traiterait de rosomane … que je le prendrais pour un compliment. 

Il n’est pas de jour où je ne rende une visite attentive aux rosiers qui prospèrent déja au jardin ; promenade vespérale curieuse, attentive et parfois inquiète.  On espère qu’un bouton a éclos aujourd’hui, on brûle de découvrir la forme et la couleur de la première fleur d’une bouture réussie — mais anonyme .

On contrôle s’ils ont besoin d’un arrosage ou d’un brin de toilette rapide, surveille l’émergence d’une colonie de pucerons, les premiers signes d’une maladie ou les stigmates du passage d’un prédateur. Bref, dire qu’on connaît à chaque moment l’état de chaque rosier au pétale près n’est pas complétement exagéré.

Hier la revue de détail de Golden Wings, installé ce printemps et prospérant depuis sans discontinuer, l’avait trouvé en parfaite condition — santé-beauté au top — indemne de toute atteinte ou flétrissure.

Voyez comme il est exquis. Les grandes fleurs jaune pâle simples ne durent pas très longtemps, mais se succèdent en bouquets un peu lâches. Les boutons sont d’un jaune plus soutenu, et de la fleur fanée, les pétales se détachent vite ; il demeure une belle touffe d’étamines en couronne, orangées puis brunes. Les fleurs s’épanouissent largement au cours de la journée et se referment légèrement au crépuscule. Jusqu’à présent donc, indemne de maladie et n’a même pas connu le suçon du puceron. 

Hélas, il n’aura fallu qu’une journée pour que se forme un trou énorme, de forme, taille et emplacement bien inhabituels, ne ressemblant à aucune des blessures qu’infligent les créatures  mangeuses de feuilles  et pétales que j’avais pu observer jusqu’alors. 


L’enquête pour identifier l’auteur du ravage a été close a peine initiée : il n’avait pas quitté les lieux du crime. 
Il a suffit de s’approcher en tapinois, de se tenir immobile en silence quelques instants pour observer en grand détail le surprenant gourmet, en train de se gorger de pétale de rose au suave parfum.

Mais quelle est donc cette créature troueuse de pétales ? 

Réponse prochainement dans la page : « je donne ma langue au chat », d’ici là le lecteur imaginatif peut confier ses idées aux commentaires. 




mercredi 24 août 2022

création d’une page « répertoire des rosiers  »

Par destination c’est un travail toujours en cours et donc destiné à rester inachevé. Incomplétude de rigueur !

 Pour y accéder dans l’affichage pour mobiles :


à partir de l’affichage web, cliquer sur le lien ad hoc dans la rubrique « aller à la page ».


Bon ben … y’à plus qu’à y aller voir.




dimanche 21 août 2022

pour une entomologiste en herbe

Dis, qu’est-ce qu’il y a comme insectes dans ton jardin ?
m’a demandé une jeune entomologue en visite estivale à Ruffelic. 

Pour répondre à cette question, il faudra un peu de temps, de patience et persévérance. L’inventaire va se constituer petit à petit — à un rythme mesuré et raisonnable  (disons pour commencer insecte par jour et voyons combien de temps cela tiendra … il ne sera pas infâmant de ralentir le tempo). 

L’insecte du jour sera choisi sans esprit de système, on n’aura aucune idée préconçue de ce qu’on chercherait à observer. Laissons-nous faire au petit bonheur la chance : l’élu du jour sera le premier rencontré qui n’aie pas été inventorié jusque là.  Prise de vues, prise de notes, brouillonage d’une fiche rendant compte des observations et des résultats d’une enquête d’identification dans l’internet.

Après une semaine je peux dire non sans une certaine fierté : “Jusqu’à présent tout va bien” ! Le plaisir ne s’est pas émoussé, la nature et le hasard fomentent chaque jour une nouvelle rencontre, sans que j’aie à chercher un nouvel insecte se propose. C’est trop facile, très plaisant et plein de surprises.

Voici-dessus les prémices  de mon petit corpus d’observations entomologiques, premiers éléments d’un possible inventaire hasardeux des insectes qui se rencontrent dans mon jardin de Ruffelic

mercredi 26 juin 2019

la jardinière s'en va à l'ouest

Comment présenter un jardin à ses amis restés au loin ? Comment, soi-même, faire connaissance avec un jardin nouvellement rencontré ?

Ces derniers mois, pour présenter  mon  nouveau jardin occidental, j'ai fait selon mon naturel : photographier, montrer des plans, prendre des vues — ce que j'appellerai l'approche objective/encyclopédique.  Évidemment, ça rate.

Eh bien il m'est venu hier, sans y penser, sans le vouloir une solution bien simple, toute sensible sans prétention à vouloir tout montrer, tout nommer. En fait, pour comprendre et faire sentir  l'esprit du jardin et les dilections du jardinier qui l'a créé je recommande seulement de composer un beau jour  le bouquet du moment.

Hier soir, 25 juin, c'était celà.

vendredi 4 mai 2018

mes ancolies, un album de famille


J'aime les ancolies, beaucoup. Mais pas toutes. En fait j'en déteste certaines : les mainstream,  celles qu'on voit aux catalogues grand public, les hybrides qui forcent le trait : éperons longissimes,  formes doubles ou pire, couleurs saturées en violents contrastes. Outrances qui outragent le fragile charme de celles des aquilegiæ qui ont su rester modestes de ton.

J'aime celles qui ont choisi mon jardin car elles s'en tiennent à une délicate palette de couleurs faibles : lie-de-vin, rouge-de-mars, vieux-rose, toutes un peu tristes — oserai-je dire mélancoliques ? — d'autres plus lumineuses, comme cette douce nuance nacrée qui semble plus ravissante encore quand on la dit mother-of-pearl, et celle qu'on imagine aux doigts des aurores homériques.

En voici, in vivo, une collection fidèlement et généreusement renaissante. Elle se plaît à mi-ombre, autour d'une rosa centifolia en boutons, d'une pivoine arbustive fanante, parmi les aspérules et de jeunes fraisiers.

Je leur ai tiré le portrait pour un album — botanique — de famille . On voit comment se combinent à l'infini les nuances de la palette de couleurs et les différences de forme des pétales et de leur composition. Formes simples ou doubles, pétales plats, plus ou moins tuyautés, se creusant en gouttière et se refermant sur eux même jusqu'à devenir tubulaires.




des pétales à  différents degrés de "tubage", focus sur un "tuyauté" et un "éperon"


Au total se constitue une manière de petite société bien séduisante dans sa diversité. On y voit de bonnes filles toutes simples dans le goût rustique à côté de précieuses très tuyautées, tout-à-fait collet-monté et conventionnelles jusqu'à l'ennui, voisinant avec de bohèmes bourgeoises élégamment échevelées.  Une petite société en somme aux dissonances bien tempérées. Il règne dans leur quartier une ambiance de beauté libre, d'aisance bonhomme et d'harmonie qui me rend si parfaitement savoureuse leur compagnie que je ne saurais plus m'en passer. 



mercredi 23 avril 2014

presque un potager

revenir panier plein de jeunes plants de la pépinière éponyme . on est empris — sans toujours le savoir — du puissant charme du végétal foisonnant . un air d'abondance, de générosité, de vitalité . p l é n i t u d e . peut-être un goût de paradis . il faudra bien pourtant rompre le charme . accepter la dispersion . planter bien au large sur le terrain qui paraîtra alors tout vide, vilainement ponctué de fragiles promesses . f r u s t r a t i o n . mais qui saura renoncer au jouissances immédiates — et ne pas laisser crever les plantules dans leur panier — accédera aux délices du plaisir différé . heureuse attente .

mardi 26 avril 2011

pyrales du buis : saison 2

ce printemps les buis d'alsace et d'outre-rhin ont à subir de nouveau d'immenses dommages . la désolation règne .  l'invasion de pyrale a repris, cette nouvelle infestation n'est hélas sans doute pas la dernière . on dit en effet que la diaphania perspectalis — plus communément connue sous le nom de pyrale du buis ou plus candidement : les-chenilles-vertes-qui-mangent-le-buis — se reproduit à la vitesse de trois générations par an .
la saison 2010 s'est terminée sur une précaire, incomplète et incertaine victoire sur l'envahisseur . il avait fallu faire la part du feu, abandonner du terrain à l'ennemi pour sauver l'essentiel . sur cette première saison on peut lire dans ce blog, par ordre chronologique :
> 11 mai 2010 massive attaque sur les buis,
> 16 août  étrange et beau corps
> 25 août 2010 il est joli garçon ... ,
> 19 septembre 2010 les envahisseurs sont de retour
> 21 septembre 2010 aïe, aïe, aïe !

où en sommes-nous  ce printemps ? la toute récente visite d'un voisin jardinier inquiet de la situation de ses buis et curieux d'informations sur les moyens de lutte, m'engage à poursuivre ici  le récit de mes observations sur l'infestation et le compte rendu de ma campagne de lutte 2011 .

 prochaine parution : identification de l'ennemi . où seront décrits l'habitat, le caractère et les stratégies de l'ennemi ainsi que les traces et indices propres à permettre de le débusquer .

mardi 22 mars 2011

rétribution

les mauvaises herbes on les prend ordinairement de haut, non sans arrogance .  en plongée . mais il arrive qu'on s'approche . ici la nappe violette intrigue .
sa beauté force le respect . on perd alors de sa superbe et on s'incline . en ce point l'agitation de jeunes ardents bourdons tire l'œil . joie des retrouvailles . leur vol si brouillon, affairé, sérieux, joueur, très gai . on finit naturellement à quatre pattes pour mieux voir encore . on se retrouve courbé, saluant la terre, en toute humilité . en ce point suave surprise (récompense ?) après l'œil captivé, voici le nez ravi comme jamais par un violent parfum de violette .
cher printemps, merci pour tout .

vendredi 18 mars 2011

la belle (clôture) jardinière

août 2009 . une visite à bâle, une promenade à bicyclette sur les berges du rhin et la rencontre heureuse de la plus séduisante clôture . grillage assez classiquement porteur de plantes grimpantes . mais voyez quelle rare diversité d'espèces . le portail incomparable . on admire encore tous les détails .  conception, réalisation, mise en œuvre . la végétalisation semble réussir du fait de la multiplicité des alvéoles et du choix des espèces .
mars 2011 : j'en rêve encore .

dimanche 3 octobre 2010

retrouvailles entomologiques

Cette sauterelle ! Depuis que j'ai croisé son regard je n'ai pu me défaire du sentiment fantastique qu'elle me reconnaissait .   On aurait dit un cas de "déjà vu" mais à l'envers — drôle de pensée. L'étrange regard que je prête à la sauterelle me parlerait-il d'une rencontre oubliée ?

Pour en avoir le cœur net j'ai ouvert mes archives. Nous voici début août, l'époque où je cherchais — et trouvais — tous les jours des misumena vatia tapies au cœur des roses et des lavandes, à l'affût d'insectes butinant. Sur la rose blanche (schneewittchen / everest / fée des neiges) la présence insolite d'un insecte mort avait capté mon attention. De la petite araignée crabe en position de chasse on n'aperçoit que deux minuscules virgules vertes. Toute au soin de cette recherche j'ai failli quelques pas plus loin ne pas voir sous la rose fanante le petit orthoptère, vert du vert de la verdure ensoleillée. 
Serait-ce notre amie sauterelle, plus jeune de deux mois ?








samedi 2 octobre 2010

un nouveau jeu


le jeu consiste à imaginer quel énoncé de requête dans google images  a produit cette première page de résultats si particuliers .

l'intention ? proposer une introduction mémorable aux délicieux tourments de la nomenclature botanique .

jeudi 30 septembre 2010

intérêt mutuel


moi aussi je me demande si on ne s'est pas déjà vu quelque part .

mercredi 29 septembre 2010

treille à oak lawn

vers 1915 dans le jardin d'oak lawn,  propriété que possédait la famille d'alfred stieglitz au lac george dans les adirondacks .

> source : alfred stieglitz/georgia o’keeffe archive. yale collection of american literature, beinecke rare book and manuscript library, yale university .

>  la collection d'autochromes du fonds stieglitz/o'keeffe à la bibliothèque numérique de l'université de yale . il y a une vue de la maison ultra-moderne d'oak lawn .

> oak lawn aujourd'hui ? the quarters vacation rentals at lake george !

mercredi 22 septembre 2010

le jardinier parisien . 1776 .

c'est un projet d'emballage pour les graines que je récolte . il vous plaît ? oui je sais c'est  très dix-huitième . pour ne pas tomber tout à fait du côté de chez la marquise manière petit trianon j'ai recadré rudement et fait disparaître le cadre précieux de la guirlande fleurie . en revanche focus sur le jardinier, les instruments de son art et le fruit de son travail . gageons qu'on le retrouvera dans peu fervent patriote .  voilà qui nous convient .

> la source ?
la page de titre d'une flora parisiensis de 1776 imprimée chez didot (en 6 volumes) accessible grâce à internet archive . je l'incruste vous pourrez lire et y prendre goût . attention : c'est addictif .

n.b. la page de titre n'apparaît qu'après quarante quatre pages d'introduction 
 
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chronique du jardin de la patrie by elisabeth bruxer.millet est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France.