jeudi 30 septembre 2010

intérêt mutuel


moi aussi je me demande si on ne s'est pas déjà vu quelque part .

mercredi 29 septembre 2010

faussaire végétal

oh !  la jolie fraise !
ah mais non !  ce n'est pas une fraise des bois : c'est une fausse fraise portée, c'est bien normal,  par un faux-fraisier. comme son nom l'indique le faux-fraisier est un faussaire : la fausse fraise n'a de la fraise  que l'allure . elle n'est pas bonne à manger . pas bonne, mais pas vénéneuse .  elle ne mènera pas le jeune gourmand à l'hopital, nul besoin d'appeler le centre anti-poison . seule une grave déconvenue gustative est à redouter : la fausse-fraise est tout à fait insipide . alors apprenez à ouvrir l'œil ! pour vous y aider je vais vous montrer comment duchesnea indica (la fausse) parvient à ressembler à fragraria vesca (la vraie) et comment démasquer l'imposture .

 adoptons la stratégie diviser pour régner .voici la chose éclatée en trois éléments : 1 . 2 . 3  .
si on ne voit que  2 et 3  et que le regard "oublie" 1, cela donne tout à fait l'image de la fraise des bois : un joli globe rouge couvert d'akènes et des sépales étroits et pointus . comme c'est tentant ... on en a l'eau à la bouche et le tour est joué, passez muscade ! tel le prestidigitateur duchesnea indica dupe le gourmand en détournant son attention de ce qui peut trahir la supercherie .
tout au plaisir d'avoir trouvé une fraise des bois le gourmand ne remarque pas ces sépales retroussés ressemblant à de petites feuilles — il y en a cinq . c'est bien dommage pour lui  car ce sont eux qui révèlent l'imposture . on ne voit jamais la forme de 1 chez fragraria vesca,  les pièces correspondantes y sont toutes de la forme de 2 .  et voilà . 
maintenant le gourmand devenu (un peu) botaniste ne se fera  plus gruger . à la prochaine occasion il saura où regarder pour démasquer duchesnea indica ... si du moins l'ardeur du désir ne lui fait pas oublier sa leçon de botanique .

treille à oak lawn

vers 1915 dans le jardin d'oak lawn,  propriété que possédait la famille d'alfred stieglitz au lac george dans les adirondacks .

> source : alfred stieglitz/georgia o’keeffe archive. yale collection of american literature, beinecke rare book and manuscript library, yale university .

>  la collection d'autochromes du fonds stieglitz/o'keeffe à la bibliothèque numérique de l'université de yale . il y a une vue de la maison ultra-moderne d'oak lawn .

> oak lawn aujourd'hui ? the quarters vacation rentals at lake george !

mercredi 22 septembre 2010

le jardinier parisien . 1776 .

c'est un projet d'emballage pour les graines que je récolte . il vous plaît ? oui je sais c'est  très dix-huitième . pour ne pas tomber tout à fait du côté de chez la marquise manière petit trianon j'ai recadré rudement et fait disparaître le cadre précieux de la guirlande fleurie . en revanche focus sur le jardinier, les instruments de son art et le fruit de son travail . gageons qu'on le retrouvera dans peu fervent patriote .  voilà qui nous convient .

> la source ?
la page de titre d'une flora parisiensis de 1776 imprimée chez didot (en 6 volumes) accessible grâce à internet archive . je l'incruste vous pourrez lire et y prendre goût . attention : c'est addictif .

n.b. la page de titre n'apparaît qu'après quarante quatre pages d'introduction 

mardi 21 septembre 2010

aïe, aïe, aïe

 
voilà une chenille tueuse de buis trouvée hier (environ 10 mm). vue de près elle paraît gorgée de chlorophylle . ce n'est pas faux . ses excréments sont d'un joli vert (remarquez la petite boule appendue à l'arrière de la bête) comme sera vert le mauvais souvenir qu'elle laissera quand elle aura reçu la juste rétribution de ses méfaits . cliquez ici si le cœur vous en dit (c'est assez moche).


ici-dessus on voit précisément le détail des divers atteintes aux feuilles . de certaines il ne reste que le pédoncule, ou seulement le pourtour, d'autres on ne conserve que le souvenir . les petites boules sont des déjections des chenilles : les restes des feuilles digérées . curieusement, après les avoir observées elles et leurs dégats je ne parviens pas à les détester ces chenilles . mes sentiments sont mêlés : désolation devant la plante ravagée, étonnement et admiration devant l'imperturbable immense appétit de ces minuscules machines à grignoter, digérer, excréter les feuilles de mes plantes préférées .


pourtant ce sont bien des tueuses car non contentes de manger les feuilles en grande quantité,  les chenilles de la diaphania perspectalis mangent aussi l'écorce des rameaux de leur victime . l'arbre a ainsi peu de chance de survivre à une attaque massive . il fallait donc intervenir sans attendre . la stratégie ? pas d'insecticide, faire tomber et détruire un maximum de chenilles, puis taille des parties atteintes . le tout a été au feu .

avant/après : voyez l'aspect misérable du gros buis au début des opérations  et comme il a fière allure après un après-midi de taille sévère . un élagueur en visite cet après-midi lui a trouvé un look bonzaï .

jeu : vision baroque


j'adore l'internet et les bibliothèques qui donnent accès en ligne à de beaux livres anciens . en fouinant j'ai trouvé une micrographia  nova de 1687 dont j'ai extrait cette gravure . j'ai bien ri en la découvrant, constatant qu'à plusieurs siècles de distance les mêmes causes produisent les mêmes effets : d'étonnement voire d'enchantement . j'ai pris soin, à votre intention ludique lecteur, de gommer le titre et toute mention propre à identifier ce qui est ici représenté magnifié par le microscope de johann franz griendl . l'image restera ainsi un peu plus longtemps énigmatique peut-être . un indice : je peux vous dire que la chose est dejà dans le blog . évidemment le style graphique en est tout autre .

le titre micrographia nova fait référence  à la célebrissime  micrographia — 1665 — de robert hooke, borne miliaire dans l'histoire de la science moderne . vous avez sans doute déjà vu une reproduction de la puce, des yeux de la mouche, de la structure d'une plume ou du fil d'un rasoir vue dans le microscope . non ?  en tous cas je vous ai préparé une sélection d'éditions en ligne de la  micrographia de hooke .  vous avez le choix entre :

> des extraits significatifs du livre présenté en fac similé dont on peut tourner les pages,  avec notes et commentaires parlés, à la bibliothèque virtuelle de la national library of medicine (bethesda, usa)

> une édition électronique complète réalisée en 2005 dans le cadre du projet gutenberg par robert shimmin et keith edkins . le texte est une transcription électronique . typographie et composition évoquent la mise en page d'origine, les planches gravées sont hors texte — on appelle les images par des liens à partir des notes en marge du texte . la consultation et la lecture sont ainsi rendues très aisées .

> une édition réalisée par la section des collections numériques de l'université de Wisconsin consacrée à l'histoire des sciences . c'est un  fac simile complet, avec table des matières "cliquable" et visualisation du chemin de fer par blocs de 20 vignettes (gallery view) . on consulte page à page, il est possible d'afficher la reproduction de chaque page selon 4 tailles différentes .

noir blanc ombre lumière

le charme est un mystère . de quoi est-il fait ?

dimanche 19 septembre 2010

guet-apens dans la lavande

toutes les fleurs de lavande sont maintenant flétries . les bourdons sont partis, conséquemment  les araignées crabes aussi . il est grand temps de rabattre les tiges mais je vais sursoir : une epeire vient d'installer un très efficace piège . voyez l'album si le cœur vous en dit .

les envahisseurs sont de retour



les parents avaient péri mais la progéniture est bien là qui prospère et ravage . aïe . aïe . aïe . il faut que j'y aille .

au seuil de ce dimanche

oh !

bain de soleil levant


je connais des gens qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent . ils m'impressionnent énormément . prenez ceux qui réussissent dans les affaires immobilières . si vous leur demandez quel est leur secret vous les verrez installer un temps de silence, puis lever d'un air entendu le pouce de la main droite et proférer, sourcils levés 
—  lokécheun !.... 
 s'interrompre un temps — on ménage son effet —  puis lever l'index 
 — lokécheun ... ! 
déployer enfin  vivement le majeur sans vous laisser le temps de reprendre vos esprits 
— lo-ké-cheun .... !  

moi qui rate tout j'ai choisi pour des raisons toutes affectives, et pour certaines encore bien obscures, une maison dont la situation n'est pas à proprement parler  enrichissante . pourtant, pourtant,  la vie peut y être heureuse . le secret de cette maison ? 
(pouce) — licht !
(index) — light !
(majeur) — luce ! 

samedi 18 septembre 2010

bizarrerie entrevue

certes la taille est de guêpe .  mais pour dire que c'est bien une guêpe que cache la fleur de menthe il faudrait en voir et en savoir plus . demain peut-être pourrai-je la retrouver et mieux voir . espérons qu'elle est casanière .

mercredi 15 septembre 2010

treille à façon de l'ancien



mon voisin du nord habite la maison de son enfance . il entretien maison et jardin avec le grand respect qu'il a pour le souvenir de l'ancien, son père .

la façade de la maison est  au midi .  entre le potager et la maison, l'ancien avait érigé une treille qui portait une variété de "raisin-framboise", qui hélas n'est plus . au pied des poteaux, des pommiers menés en espaliers complétent l'ombrage de la façade du rez-de chaussée .

je suis depuis longtemps tombée sous le charme de cette treille .  l'autre semaine mes bons voisins m'ont ouvert leur porte et gentiment autorisée à vous montrer le dessin et la façon, en détail . merci .


la même vue en double : à gauche l'état actuel, à droite une imagination de l'allure de la treille avec le réseau des fils de fer. en dessous : vue des détails de mise en œuvre .

mardi 14 septembre 2010

jeu : oh la jolie fraise


fraise ? pas fraise ? bon à manger ? pas bon à manger ? demande le bambin qui au pied d'un buisson trouve cette jolie fraise . ses parents l'ont bien stylé, il ne mange pas tous les jolis fruits qu'il trouve dans la nature ou les jardins : il demande !

> il faut répondre, et vite . faut-il écarter un danger ou permettre un moment de plaisir ?

> la réponse est là !

vendredi 10 septembre 2010

une saison de l'alchemilla mollis

elle vous est apparue ici déguisée en mauvaise herbe : c'est elle le numéro 2 du jeu qu'est-ce qu'on garde ? . et c'est vrai qu'elle peut jouer les petites pestes . car  elle est d'une vaillance et d'une ténacité qui en font certes l'amie de cœur des jardiniers commençants — mais aussi l'ennemie des négligents qui n'aiment pas les envahisseurs de pelouse . nous ne sommes pas de ces inconséquents . nous l'aimons tendrement . c'est une loyale qui résiste partout mais qui devient absolument radieuse originale sublime  toute séduction douceur et simplicité ... pourvu qu'on la dispose là où elle pourra glorieusement exprimer toutes ses adorables qualités . on la voit tout à son avantage dans ce portrait posé . une composition délicieusement désuète, aux pieds de constance spry, en 2001 .

et puis une présentation plus détaillée avec commentaires et conseils conclusifs dans le diaporama (12 vues de mi-mai à début août 2010) . là on ne se pique pas de composition . on est au milieu de nulle part, en attente .



remarque pratique . le diaporama peut se voir de deux manières :
a) sans cliquer sur l'image : en passant seulement le curseur sur la fenêtre du diaporama vous ferez  apparaître sous l'image une zone de navigation  (avance, recul, arrêt , marche) qui permet de feuilleter le diaporama à l'intérieur du blog . utile pour prendre rapidement connaissance du contenu .
b) en cliquant sur la grosse flèche blanche qui est au milieu de la fenêtre noire vous accédez à l'album correspondant dans picasa web album . les images sont plus grandes, les  légendes ne mangent pas l'image, vous pouvez voir en plein écran . beaucoup d'avantages . tout ceci dans une nouvelle fenêtre, celle du blog reste accessible . quel confort !

jeudi 9 septembre 2010

reconnaissance de dettes

c'est pécher que laisser tant d'articles en souffrance .   sentiment de malaise confus . impression  que les dettes s'accumulent :  mentions "à suivre" sans suite , annonces de compléments ultérieurs restées lettres mortes , questions et appels au lecteur laissés sans réponse . pour prendre la mesure du problème j'ai recherché tous les laissés pour compte . la liste est longue  . on attend encore la conclusion de :

ce drôle de corps qu'est-ce ? depuis  le  28 août
>  abeille en suspens depuis le 18 août
> teasing depuis le 8 juillet . l'énigme reste entière, l'intérêt est totalement émoussé .
> le nom de la naine blanche ? il reste à dévoiler depuis le 7 juillet .
> la nappe est mise depuis le 30 juin, mais le repas n'a pas été servi .
> le même jour de fleur en graine se termine sur un "à suivre donc" qui paraît aujourd'hui bien imprudent .
> métamorphose du 23 juin se termine comme le nom de la naine blanche sur une invitation à aller voir ailleurs .
> l'instruction du cas de la fraise, ouverte le 3 juin, n'est toujours pas close . saura-t-on jamais si les moyens de lutte ont été efficaces  ?
> on ne relit pas sans pouffer la dernière phrase de blind dates , le 18 mai : "la mise en ligne ne saurait tarder" ...
> couleur surprise reste sans suite depuis le 16 mai .
> et que dire de "attendez-vous à lire prochainement "...  qui clôt (définitivement ?) le coup de blues du 14 mai ?

c'est accablant . je suis accablée . que faire ?
(à suivre)

mercredi 8 septembre 2010

jeu : qu'est-ce qu'on garde ?

on dirait qu'on veut nettoyer la pelouse .  c'est le bon moment, après la pluie la terre est bien humide et elle a eu le temps de ressuyer : on peut facilement sortir les mauvaises herbes avec les racines de manière qu'elles ne repoussent pas et hop au compost les bébés-pestes ! bon d'accord on arrache .  mais un doute me vient ...  tout est-il bon à jeter ?  il n'y a peut-être pas que des pestes là-dedans . si déjà on prend soin de les déterrer avec leurs racines ce serait dommage de jeter de bonnes plantules avec l'eau de la vraie ivraie .
> le diaporama  est là pour vous aider à repérer quatre des (nombreuses) espèces de plantes envahissantes qui s'affrontent pour le contrôle de la pelouse .
> le jeu consiste à identifier celle(s) des quatre qui mérite(nt) la vie sauve .




>  propos sur la plante n° 2

lundi 6 septembre 2010

darwin's lean-to greenhouse

l'aménagement du jardin est à l'ordre du jour :
— il faut une cabane pour ranger les outils .
— un atelier  de jardin  serait utile .
— un sas entre le jardin et la cuisine est  indispensable .
et qui n'a rêvé d'un jardin d'hiver ?  la véranda n'a-t-elle pas ses charmes ?  voilà bien des besoins et des désirs, mêlés, contradictoires .  en somme c'est la vie n'est-ce pas ?

alors on cherche des exemples inspirants selon la voie raisonnable de l'enquête, avec sérieux . mais il arrive  aussi qu'on musarde gaiement sans but et parfois une rencontre advient . en voilà un exemple . à indexer sous aménagement , gartenvergangenheit et admiration . inspirant . émouvant . surdéterminé . parfait . c'est la serre de charles darwin, dans sa propriété de  downe house dans le surrey .

la photo — prise le 25 février 2009 —  est de tony corsini qui l'a généreusement mise en commun dans wikimedia commons sous licence CC 3.0. merci .

dimanche 5 septembre 2010

vendredi 3 septembre 2010

pour compter sans peine

mon fidèle satellite me signale combien il est difficile de compter les spirales CCW du cœur de rudbeckia  (voir : la raison du cœur) .

j'ai donc préparé à l'attention de ceux qui auraient bronché sur l'obstacle une figure qui leur permettra probablement de parvenir à un plein succès . il ne reste de l'image que le nécessaire et suffisant pour distinguer puis dénombrer les spirales qui s'éloignent du centre dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (CCW) . tout ce qui était trop indistinct pour le répérage a été gommé , on a donné un peu de lumière, un peu de contraste . la couleur comme on voit fait partie du superflu . la première est pour ceux qui veulent essayer tout seuls, la seconde met aux autres le pied à l'étrier . il n'y a que le premier pas qui coûte.


> un clic sur l'image ... vous accédez à une version pleine de pixels
> il n'y a plus qu'à imprimer et à vos feutres !

treille à la strasbourgeoise

tout près du jardin de la patrie,  ce monument  historique . témoignage de la parfaite grâce de l'aménagement traditionnel des jardins de faubourg .
> lien vers un album de photos de cette treille (avec détails de construction) .

déjà une odeur d'automne

le premier petit matin de septembre . presque encore la nuit . temps frais, lumière froide sur des couleurs chacune un peu triste .



écrivant cela me revient une notation de gertrud jekyll dans son immortel colour schemes for the flower garden :
The nearly related combination of colour is a delight to the trained colour-eye. There is nothing brilliant ; it is all restrained—refined  (...) . The colours are all a little "sad," as the old  writers so aptly say of the flower-tints of secondary strenght. But it is a perfect picture. One comes to it again and again as one does to any picture that is good to live with.    
c'est à la page 2 de l'exemplaire de la bibliothèque de cornell university que se trouve ce texte . vous pouvez feuilleter l'ouvrage .



il en existe une adaptation en français (trad. s. gleize) publiée par les éditions herscher,  paris,  en 1988 qui n'est plus disponible chez l'éditeur . je chéris mon exemplaire fatigué : mon premier livre de jardinière .

curieusement la requête "couleurs et jardins" jekyll éditions herscher  n'a renvoyé que sept réponses . parmi les happy few se révèle une fervente jekyllienne qui sait que le jardin c'est tout . une visite ? ici c'est un massif jekyllien bleu .
 
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chronique du jardin de la patrie by elisabeth bruxer.millet est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France.